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 (witchcraft and wolf)

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Scar Salinger

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Date d'inscription : 28/09/2017

MessageSujet: (witchcraft and wolf)   Jeu 28 Sep - 19:35

nom complet : scarlett taylor, un patronyme long et putassier qu'elle déteste viscéralement. scarlett, ça fait soumise de l'est et taylor ... c'est d'un banal, ça pue la classe moyenne, une odeur âcre qu'elle déteste et qui la fait passer pour une vulgaire girl next door. pourtant, la classe moyenne, c'est bien plus flatteur que la lie de ce monde d'où elle provient réellement, la môme. ◦ âge, date et lieu de naissance : sa mère prétend ne pas s'en souvenir, elle a égaré les papiers. scar, elle a aucune foutue idée du jour de sa naissance. elle sait seulement que c'était quelque part aux alentours de la mi-juin, encore au printemps et que l'orage grondait alors qu'elle déchirait les entrailles de sa mère. elle s'en fout, de son anniversaire, elle déteste le fêter et se souvenir de tout ce que ça évoque. scar, elle préférerait connaître sa future date de décès et célébrer une année de moins à fouler cette vaste terre qui ne lui dit rien qui vaille. la gamine est née à compton, une ville délaissée, délabrée, tristement connue pour engendrer majoritairement des petits criminels ... et de rares rappeurs. ici, on connaît la précarité et la violence, les rixes et la pauvreté. pécuniaire, culturelle, familiale aussi. compton est l'une de ces villes à l'ascenseur social en panne qui fait la disparité de l'amérique. celle des oubliés du système, la californie qui trime, loin du rêve américain. ◦ origines et nationalité : américaine. ◦ statut civil et orientation sexuelle: en couple avec will vanderbilt au patronyme aussi sexy que lui. parfait parti, parfaite revanche sur la vie qui l'a trop souvent baisée et sur eli et sa gueule d'amour qui lui donne envie de lui broyer les burnes jusqu'à en faire d'adorables raisins secs à porter montés sur une bague en or blanc. son orientation n'est pas une vraie question. la seule qui compte c'est : que peux-tu lui apporter ? si la réponse est rien, passe ton chemin. scar est opportuniste avant tout, ce qui la classe dans la catégorie des bisexuels gourmets. ◦ occupation et situation financière : scar, elle est doctorante en sciences politiques, lotie d'une bourse bien remplie qui lui suffit absolument pas. dans ses travaux, elle oppose le smart power américain au hard power russe, encense la realpolitik de poutine et prône, ni plus, ni moins, un retour à la guerre froide entre deux hégémons pour retrouver la stabilité des relations internationales. un sujet décrié, sans compromission, avec un rien de violence tue derrière. comme elle. le reste du temps, elle gravit lentement mais sûrement l'échelle sociale sur laquelle elle darde toujours un regard défiant, déjà victorieux. scar, elle bosse dans une grosse banque d'affaires, à mi-temps, en tant qu'assistante en fusions-acquisitions. elle a du flair, du sang froid et l'envie de dominer ce monde machiste et élitiste qui lui file la gerbe. mais ça suffit jamais pour ses dépenses personnelles, pour son envie de briller en société, pour ses déguisements griffés et le traitement coûteux qu'elle finance anonymement à sa mère internée. alors scar, elle arnaque, elle vole, elle embobine ou emprunte. rien ne l'arrête. ◦ situation familiale : l'histoire officielle la dit orpheline, pour faire chialer la ménagère et son bon roi dans les chaumières. ◦ traits de caractère : féroce, insatiable, sarcastique, piquante lorsqu'elle est blessée, naturellement susceptible (cf. point précédent), excessive, impatiente, manipulatrice, déviante, insaisissable, intelligente, ambitieuse, envieuse, lunatique, égoïste, dangereuse, fascinante, énigmatique, féline, effrontée, frondeuse, inconsciente, inconstante, mauvaise, contradictoire, insensible, frustrée, insatisfaite, jalouse, possessive, vengeresse, lascive, indisciplinée, fuyante, futée, sulfureuse, médisante (diviser pour mieux régner), instable, souvent glaciale, parfois brûlante, débrouillarde, tête brûlée, caractérielle, violente, fière, menteuse, insoumise, charmeuse, charnelle, impertinente. ◦ groupe : we'll never be satisfied.

let's talk about spaceships
un. Cinglée. C'est le mot qui a longuement résonné dans les bas-fonds de Compton pour définir Scar comme le reste des Taylor, sa mère et ses lointains cousins, caïds violents tout droit sortis d'Orange mécanique. Ils sont complètement barges disaient les mères en tirant les petits par la manche pour leur éviter de fricoter avec ces mômes, ta mère est complètement folle raillaient les gosses mesquins de l'école primaire, et même les professeurs finirent par penser qu'ils étaient anormaux ancrant ce constat solidement en elle. C'est vrai qu'elle ne leur faisait pas de cadeau, Scar. Elle pouvait s'acharner jusqu'à obtenir des résultats excellents comme se lever au beau milieu d'une leçon et quitter la classe si elle jugeait que cela ne l'intéressait pas, refusant d'être contrainte à quoi que ce soit. Dérangée, peut-être qu'elle l'est finalement, avec les névroses de son subconscient qui agitent en elle un comportement outrancier, illogique, impossible à appréhender. Ce qui est certain c'est que Molly Taylor, elle, a été diagnostiquée schizophrène et a largement contribué à l'égarement complet dans lequel patauge sa fille unique. deux. Y a pas d'amour dans l'histoire de Scar, aucun, jamais. Il y a seulement la triste mésaventure d'une gamine crédule et complexée, embobinée par un énième garçon médiocre et libidineux, désireux de devenir homme. Ce n'est même pas un scénario de film, il faut des héros pour faire des comédies romantiques, des personnages attachants, ou beaux à la rigueur. Pas des pestiférés sans argent ni charisme. Le conte de fée de Scar c'est ça, une gonzesse engrossée dans des chiottes dégueulasses, quelque part entre la douleur d'une première fois pas tout à fait consentie (qui aurait été appelée un viol, partout ailleurs que dans ce milieu désoeuvré) et la nausée persistante de la boisson. Elle a fini par sangloter doucement en sentant la substance mouillée, visqueuse, entre ses cuisses, ignorant tout ce qui venait de se produire. Elle avait mal, au ventre et au coeur et la petite frappe de quartier s'en moquait bien, ravi de s'être vidé les burnes. Il l'a fréquentée, pourtant, cette fille pataude et même pas belle, toujours d'humeur changeante. Il a abusé de sa naïveté pour la conduire là où les autres filles, jeunes, inexpérimentées, n'allaient pas, il a dévoré sa candeur à coups de reins brutaux et l'a achevée sous les coups en apprenant cette grossesse indésirable, indésirée. Et puis il s'en est allé, s'évanouissant loin de Compton et du visage tuméfié de cette fille à moitié folle, enceinte. Molly a haï Scar avant même sa naissance. Elle l'a haïe de toute ses forces, espérant la déloger. Elle se frappait la tête contre le mur de désarroi et puis le ventre aussi, un ventre bleu d'hématomes et rouge griffure. Une fois, elle a même essayé de se charcuter avec des aiguilles à tricoter pour déloger ce foetus répugnant qui condamnait ses espoirs d'un ailleurs plus beau. Mais Scar était déjà une enragée de la vie, une enragée tout court qui donnait des coups de pieds violents pour se manifester et qui s'accrocha malgré tout. Malgré Molly. trois Scar, elle a le cerveau niqué, elle est fucked up, extrême, imprévisible et inflammable. Elle est de ces filles qu'on ne comprendra pas, jamais, et pourtant, il suffirait de savoir. Il suffirait de regarder dans le fond de ses yeux ternes où ne brille pas grand chose, si ce n'est l'immense brasier de la désolation, qui se ment à lui-même en nourrissant de vaines aspirations alors que tout ce qu'il désire, c'est te cramer et incendier le monde avec toi. Scar, elle n'a jamais eu de raison d'aimer sa vie. C'est une grande égoïste qui a dû s'élever toute seule derrière le spectre effrayant d'une mère violente, qui faisait pleuvoir les coups enragés, les injures perfides. Et elle, elle la regardait avec la haine au fond des yeux et la rage au bord des lèvres, convaincue qu'elle la tuerait, un jour, elle et ses voix de cinglée. Mais même la haine, finit par s'estomper. Et puis si elle aussi bancale, c'est que l'absence du père lui a manqué, toujours. La gosse l'imaginait comme un preux chevalier sur son cheval blanc qui surgirait un jour du levant pour venir la sauver de cette vie terne et souillée. Avec les années, ce désir ardent s'est mué en rancoeur. Une rancoeur optimale, vengeresse, assez pour que Scar s'entête (et s'endette) à le retrouver, où qu'il soit. Elle l'a fait. C'était pas bien compliqué, Oliver a continué à gravir les échelons des Crips et quitté Compton pour un terrain de jeu plus vaste, à Los Angeles. Elle l'a cueilli dans un bar, dragué comme la dernière des traînées, la bile aux bord des lèvres, avant de le conduire dans un motel sordide. C'est là qu'elle l'a confronté Scar, méconnaissable sous sa perruque de feu et les lunettes qui dévoraient ses traits poupons. Elle l'a détaillé longuement, ce bourreau tant espéré, tremblante, pour le mettre en joue avec un flingue volé aux cousins. Elle voulait le tuer pour ce qu'il lui avait fait. Elle voulait voir sa cervelle répandue sur les murs comme menue monnaie de son absence, de ses espoirs déçus. Alors elle l'a écouté, Scar. Elle l'a écouté la supplier, se mettre à genoux, promettre monts et merveilles comme la sous-merde qu'il était. Elle se souvient encore de la sensation grisante du flingue entre ses doigts, du pouvoir et du palpitant qui bat contre la pulpe de ses doigts. Scar l'a écouté, elle l'a dépouillé, le laissant croire à sa survie. Elle l'a même laissé se relever, se diriger vers la porte avant de lui tirer une balle dans la nuque, de dos. Une mort lâche pour un être lâche. Elle regrette pas son geste, la gosse. Ses valeurs sont biaisées, le bien et le mal lui échappent et seule sa survie régit ses actions alors Scar, elle regrette pas. Il méritait de mourir pour le trou noir qu'avait causé son absence à l'intérieur, pour le fantôme brisé qu'il avait fait de sa mère. Mais parfois, elle doute Scar. Quand l'ivresse la prend par surprise, quand l'obscurité l'enveloppe dans une étreinte plus étroite, elle se demande si cet homme était réellement son père et pas un innocent pris dans le feu des gangs à qui elle a fait confiance aveuglement, aveugle à tout sauf à sa vendetta personnelle. C'est rien qu'un point d'interrogation mais parfois, il lui cisaille les entrailles jusqu'à la faire suffoquer. quatre. Scar, elle imagine que tout lui dû parce qu'elle a souffert, sans penser un seul instant à tous ceux qui se sont fait avoir avant elle, sans rien obtenir en retour. Elle veut de l'amour, ouais, mais elle veut aussi tout le reste. Tout. Elle est matérialiste et dépensière, assez pour avoir dû battre des cils malgré sa bourse confortable pour Princeton, obtenue à la seule sueur de son front. Scar, elle n'a pas honte de se faire entretenir, de considérer les riches comme des dollars sur pattes. Elle s'est jamais considérée comme une prostituée, pourtant, elle a souvent flirté avec la ligne rouge, Scar, à s'acoquiner des hommes mûrs toujours prompts à gâter les jolies filles peu farouches, aux casés de longue date, qui alignent les billets en échange de silence. Tout est bon pour renflouer ses poches vides et sa vision du sexe est simple : avant d'être un instrument de plaisir, un moyen de prendre un pied d'enfer, c'est surtout une monnaie d'échange. Le moyen qui justifie une fin. Alors elle s'en fout, Scar, de ceux qui gravitent dans sa bulle, elle s'en fiche qu'ils lui plaisent ou non, qu'ils soient plein d'esprit ou pas, elle n'a toujours vu que ce qu'ils lui rapportaient, comme un placement juteux. Durant ses études, son fric passe en fringues d’apparat, en mensonges cosmétiques, en vaines tentatives technologiques de laver l'affront qui lui a été fait : être née pauvre et mal aimée. Heureusement, les fées qui ne se sont pas suffisamment penchées sur son berceau lui ont quand même filé une bonne dose de matière grise, assez pour prouver à tous ces minables qu'elle pouvait se barrer de classe, ne jamais écouter ou noter et tous les baiser quand même à l'examen final. Ce qu'elle a fait, dans un gang bangintellectuel du plus bel effet. Consciente de sa propre inculture qui jure avec son QI, Scar est passée par des phases forcenées où aucun livre ne lui échappait avant de s'en désintéresse au profit d'une nouvelle passion toute aussi éphémère. La vérité, c'est qu'elle n'aime rien, mais qu'elle a tout à prouver. Qu'elle avait tout à prouver, son diplôme en sciences politiques décroché haut la main suffisant à réparer son ego en miettes. Ce n'est pas sa faute, si sa mère a tardé à l'inscrire à l'école et que tous savaient lire avant elle. Ce n'est pas sa faute si on ne l'a jamais stimulée, si on ne lui a jamais offert un bouquin, un jeu éducatif. Scar, elle s'est construite toute seule et ramassant les miettes à la va vite et c'est sa plus grande fierté : Princeton après la lie de l'Amérique. Elle aurait pu s'arrêter là, mais ce serait mal la connaître. Elle veut devenir docteur juste pour le titre et le prestige que ça induit. Elle veut être de ces grands professeurs qui se proclament experts en tout et partager sa vision du monde lucide (d'autres diraient pessimistes) en tuant le temps dans des think tank déracinés de la réalité. Et le reste du temps ? Elle est comme tous ceux qui souhaitent une revanche sur la vie, Scar. Elle veut le pouvoir. Beaucoup, beaucoup de pouvoir, plus grisant que l'argent, plus rare et dangereux aussi. cinq.  Si Scar inspire aisément confiance avec son minois de poupée, il est préférable de ne pas se laisser avoir par ses grands yeux innocents et son petit sourire en coin qui donne chaud : c'est une arnaqueuse. Et de longue date, l'école étant son premier terrain de jeu, là où son ingéniosité prodigieuse était connue de tous : Scar, c'est la môme qui parvient à récupérer les sujets d'examens ou les corrigés et c'est d'ailleurs ainsi qu'elle commença sa carrière de petite délinquante, en vendant à d'autres élèves le fruit de ses trouvailles. Désireuse de gagner un peu d'argent pour s'acheter des fringues neuves et le maquillage qu'elle enviait sur les autres filles, Scar a très tôt tout marchandé, envoyant valser sa dignité et sa morale dans la caniveau sur l'autel de ses désirs intarissables. Cela a commencé par les corrigés d'examen, les affaires dérobées chez la voisine, et une chose en entraînant une autre, elle est allée plus loin, laissant les puceaux surexcités admirer sa poitrine naissante, puis la toucher. En grandissant, consciente du pouvoir d'attraction de ses courbes et d'un corps d'adolescente nettement plus gracieux que celui dont on l'avait pourvue jusqu'alors, Scar a cessé, consciente qu'elle pouvait en tirer en tirer plus que quelques dollars crasseux. Alors elle a gravi les échelons, en s'acoquinant des mauvaises fréquentations de Compton (spoiler alert: elles sont légion) qui l'ont acceptée rapidement. D'abord avec l'ironie au bord des lèvres comme une petite soeur à protéger et ensuite, en lui accordant plus de crédit. Protégée par ceux qui formeront plus tard la nouvelle génération des blood, flirtant outrageusement avec l'un ou l'autre, Scar apprend de leurs méthodes dans l'ombre, sans un mot, et c'est auprès d'eux qu'elle fera ses classes. On ne lui demandera rien, jamais, mais elle n'est pas faite pour la discrétion et très vite, son envie d'épater la galerie, de prouver aux roublards du quartier qu'elle est aussi maligne qu'eux, dépasse sa crainte d'être attrapée. Elle rend de menus services à ses "copains", gagne ses premiers deniers dépensés immédiatement et évite les gardes à vue, au sein d'une police complaisante, dépassée face à l'insolence infinie des mineurs qui n'ont rien à perdre. Avec l'âge et l'expérience, elle s'éloigne de la noirceur des gangs dont la bienveillance s'étiole avec les années, craintive à l'idée de finir sur le trottoir comme l'une de leurs putes et se saisit du sésame de sa bourse du mérite comme d'un ticket de sortie de la médiocrité ambiante. Pour autant, Scar n'a pas abandonné : dans la banque d'affaires où elle officie à mi-temps, elle n'hésite pas à affabuler les plus naïfs, les plus riches, les plus pressés, les peu regardants, toutes les cibles faciles. Elle falsifie quelques lignes mineures, fait des erreurs qui rentrent dans les marges communément acceptées et empoche les différences sans se heurter à sa morale (inexistante). Scar, elle a pas de pitié pour les riches et c'est la raison pour laquelle, au lieu de bosser d'arrache-pied à sa thèse, elle s'atèle à monter un système de ponzi à petite échelle pour s'enrichir copieusement, et de préférence sans se faire prendre. Elle tient à son casier vierge, elle qui n'a plus rien d'innocent ou d'immaculé. six. L'amour la fait gerber. C'est un problème de riche, les intrigues minables de ceux qui n'en ont pas d'autres. Quand t'as trimé dans ta vie, quand ton compte en banque tire la gueule et que t'as l'ego en miettes ... t'as pas le temps pour ça, pas le temps pour suturer les coeurs brisés et faiblir. Ça a toujours été sa philosophie de vie, à Scar. Pas le temps pour l'amour, pas l'envie non plus. Elle a eu des copains pourtant, des tasmais toutes ses relations ou presque jusqu'à ... récemment, ont été construites sur le même modèle fait de voix caressantes, de sexe débridé et de laisse invisible autour des nuques de ses proies inconscientes de leur condition. A défaut de l'amour, Scar et le sexe, ça a été organique, absolu ... mais aussi compliqué, car il est ardu d'être une femme dans un monde d'hommes. Comme pour tout, elle a brûlé les étapes, désiré tout et son contraire, surtout une domination complète sur l'autre et son apprentissage s'est fait trop vite, quand les collégiens libidineux raillaient sa bouche à pipe et qu'elle s'est évertuée à comprendre, puis à maîtriser à la perfection cet exercice transformant ce qui était une insulte en un compliment malsain, bancal, mais qui lui allait. Elle laissait ces imbéciles croire qu'ils allaient se faufiler entre ses lèvres trop bien pour eux avant de serrer très fort leurs pénis ridicules pour mieux les griffer jusqu'au sang, espérant leur refiler un sida dont elle ne connaissait rien, si ce n'est le caractère effrayant. Parce que Scar, elle est en guerre perpétuelle contre le monde, elle ne supporte pas les injures et les moqueries, alors elle, elle feule et elle mord. Elle en a connu, des hommes et quelques femmes aussi. Il y a eu les ploucs manipulables du collège puis du lycée, trop bons trop cons, aveuglés par la promesse d'un tour entre ses reins, ceux qui la voulaient car Scar était bonne et en l'assumait, au lieu de feindre la jeune fille outrée dont on ose détailler les courbes insolentes pourtant dévoilées. Elle refusait d'être comme sa mère, utilisée et gourde, alors sa sexualité elle l'a portée très tôt en étendard, se muant dans le rôle d'initiatrice, de maîtresse débridée face à laquelle les puceaux perdaient toute contenance avant de la traiter de salope, une fois faits homme. Il y a eu les premiers copains sérieux de fac qui ne duraient jamais, une fois copieusement drainés (et pas seulement de la façon qu'ils imaginaient), la découverte des jupes des filles, les relations éphémères et opportunistes à défaut d'être tarifées. Scar a baisé des riches, des puissants, des mafieux, elle a baisé des corps pour monnayer un avantage, pour manipuler, pour tromper, pour se protéger. Elle a toujours fait l'amour dictée moins par ses désirs que par son instinct de survie qui mélange tout, et son ambition dévorante qui oublie le reste. Jusqu'à la goutte d'acide pour enrayer une mécanique bien huilée, pour embraser un palpitant glacé, aride et desséché et le faire océan déchaîné, tempête et vagues déchiquetées contre la digue. Eli, à l'origine, n'était que cet énième pigeon, l'arrogance qu'elle hait lorsqu'elle n'es pas sienne, le fric tatoué partout sur sa peau dorée et ses sourires magnétiques. Elle a eu envie de lui comme de lui faire ravaler son assurance détestable dans un besoin impérieux alors Scar, elle a fait les deux. Elle l'a pris, lui, ses soupirs, ses baisers, ses mains, ses reins. Et puis sa montre, aussi, juste là pour appuyer une fortune évidente. Et quelques billets, subtilisés discrètement. Il est revenu le lendemain, sirupeux, charmant, avec une bouteille ... et l'envie d'en découdre. Un jeu. Une partie entre stratèges aux règles mal définies, qui ne pouvait que mal finir. C'est son coeur, qui a mal fini. Ce palpitant oublié, encagé, qui ne tombe jamais pour personne, ce coeur féroce qui mord au lieu de baiser est tombé entre ses mains à lui, négligeantes, habituées à ce traitement de faveur. Eli n'en a rien fait, Scar la môme mal-aimée a vu ses fêlures suturées s'ouvrir à nouveau et dans un mécanisme de défense bien rôdé, elle a attaqué. S'est faite glace, puis feu, acide, amère, hystérique ou malveillante, ténèbres ou bien lumière aveuglante dans une tentative vaine de le soumettre. De le voir céder. Mais Eli, il n'a rien pigé, ce con. Il a repris ses dés pipés par une vie facile pour aller jouer avec une autre godiche et Scar, elle a cramé la parenthèse enchantée au lieu de se contenter de la refermer. Elle en a fait un gigantesque brasier qui brûle toujours en elle, du feu ardent de la vengeance. D'une soif de destruction qu'elle sait bien mieux apprivoiser que ces sentiments encombrants dont elle ne sait que faire. Qu'il ne mérite pas, lui encore moins que les autres. Elle le hait, et comme tout ce qu'elle déteste, cette sensation familière, bien connue, elle y pense constamment. Et c'est terriblement frustrant, pour Scar qui n'est pas une amoureuse transie. Elle c'est plutôt l'inverse, la divine idylle. Le genre de femme idéalisée et inaccessible devant laquelle les artistes tombent, très charismatique, dotée d'une vraie présence et d'une aura mystérieuse teintée de danger qui fait d'elle bien plus qu'un physique même si belle, elle l'est nécessairement. C'est une femme fière qui ne se livre pas facilement et ne rend jamais les armes, une force de la nature entière, passionnée mais aussi brutale dans son égoïsme qui fait souffrir, même si elle ne le réalise jamais tant ses désirs prennent le pas sur tout le reste. Scar est inconstante et dotée d'un mental d'acier qui se lit dans la dureté expressive de son regard qui refuse toute concession. Elle, c'est l'héroïne libre et effrontée que chérissent les écrivains, les poètes et les chanteurs, féminine et sensuelle, insoumise et magnétique, excessive et en roue libre, toujours. Un cocktail toxique et dissipé, pour une novice des relations sentimentales. Les siennes sont souvent inconséquentes, charnelles, torrides, secrètes et éphémères. Et calculées à l'extrême. Alors qu'il aille se faire foutre, le salaud à particule. sept. Scar, elle aurait pu être prodigieuse mais dans une volonté destructrice qui ne la quitte jamais, elle a décidé d'être... rien, rien d'autre qu'un écran de fumée muni de désirs inatteignables pour nourrir la rancoeur originelle. Le néant le plus complet. Lorsqu'on la hait, elle devient plus haïssable encore mais lorsqu'on l'aime, elle se dérobe et s'évapore jusqu'à ce qu'on se mette, aussi, à la détester. Scar, c'est la sangsue qui se nourrit de la substance des autres jusqu'à les rendre aussi vains qu'elle. C'est un automate sans ressorts, un jouet sans piles : elle n'a pas d'autre ambition que de voir le monde cramer et de brûler avec lui tout en s'occupant à penser l'inverse. Qu'elle veut tout quand en réalité, tout l'indiffère, son sort comme celui des autres. Rien ne parvient à l'animer assez longtemps pour l'extirper de sa propre prison de chair. Mais, elle, elle ne laisse personne indifférent, c'est un don comme une malédiction. Que ce soit par son physique, son comportement (outrancier, imprévisible, capricieux, vulgaire) ou sa façon de s'exprimer, tantôt soigné tantôt injurieuse et choquante, on la remarque. Scar attire les mauvais garçons qui s'imaginent pavaner avec une belle plante à leur bras, le genre assez farouche pour supporter deux trois torgnoles en cas de manquement, elle attire les rêveries, fantasmes et attentions des jeunes hommes timides et réservés qui lui décrocheraient la lune et les étoiles juste pour un sourire, les richards qui pensent que tout s'achète, même les impétueuses insoumises, et elle attire plus encore les artistes, les paumés, les brisés, qui sentent en elle résonner le carillon des âmes naufragées. Tous s'y perdent ou s'y noient, plus ou moins férocement. Parfois, Scar essaye, tant par jeu, ennui que réel semblant de volonté, de se glisser dans un carcan. Elle devient celle que l'on désire qu'elle soit pour quelques heures ou quelques jours, semble s'apprivoiser avant de mordre douloureusement la main qui la soignait sans aucun regret. Indomptable, elle l'est par nature. Ce n'est pas (toujours) un choix. Il y a des jours, des moments, des instants, où Scar réalise qu'elle n'a rien de plus qu'un objet inanimé si ce n'est la méchanceté et la violence qui coule dans ses veines. Elle est née malheureuse, révoltée et mourra sans doute ainsi. Mais ce qui est certain, c'est qu'elle refuse de s'éteindre silencieusement, comme tous ces pauvres dont on cache la misère. Elle, elle veut descendre ces élites puantes avec elle, les emporter dans une grande explosion dévastatrice, une fois qu'elle sera au sommet. huit. Scar n'a jamais été une fille à filles. Souvent détestée (jalousée) à l'enfance, elle a pris l'habitude d'éviter les nanas et n'a jamais connu l'effervescence d'une grande bande de filles. La vérité ? Elles l'intimident un peu, moins qu'elles-mêmes se méfient d'elle, mais un peu quand même tant elle ne sait pas interagir convenablement avec ses semblables. Avec les hommes qu'elle déteste tant, c'est facile : elle instaure un rapport de séduction poussé dont elle connaît toutes les ficelles. C'est presque comme répéter un texte appris par coeur, tous les jours de sa vie. Avec les filles en revanche, Scar ignore comment se conduire pour ne pas déclencher leur ires instantanément. Parce qu'il y a quelque chose d'irritant dans son comportement qui semble toujours conduire droit à la compétition, même implicite. Toujours sur le fil, silencieuse puis explosive, Scar charme puis agace et souvent les deux en même temps dans une posture de tentatrice assumée qui sait parfaitement comment parvenir à ses fins... tout en ayant un don inconscient pour l'auto-destruction méticuleuse. Mesquine ou câline, maligne ou pétrie de doutes, elle cultive une ambivalence qui la rend difficile à suivre ou à comprendre, même pour elle-même. Ballottée par une existence de laquelle elle n'attend rien et tout à la fois, Scar est plus vulnérable (euphémisme, le bon mot serait esquintée) que ne le laissent paraître ses répliques de petite conne, ses sourires en coin insolents et sa façon de danser autour des ennuis comme si rien ne l'atteignait. A la réflexion, il est normal que les filles ne l'apprécient pas, voyant en elle la prédatrice peu scrupuleuse qu'elle est souvent pour asseoir ses envies vengeresses et terriblement manichéennes. Pourtant, y a une nana qui n'est jamais rentré dans ce mécanisme, une nana de toujours, une voisine devenue amie, égale, âme soeur peut-être. Jules. Fascinante, dangereuse, révoltée, l'autre face d'une même pièce. Elle est la seule qui ne lui échappe pas tout à fait, la seule sans doute qu'elle sait aimer au lieu de détruire, la seule qui n'ait pas le droit à sa sordide indifférence. La seule. Et pourtant, elles s'engueulent, s'injurient, se frappent ou s'embrassent, hurlent ou feulent. Trop semblables pour fonctionner sans heurts, trop différentes pour ne pas s'attirer comme des aimants. Scar et Jules ont toujours tout partagé, de la pauvreté comme pétrole engluant au mépris des hommes en passant par une férocité de révoltées qui veulent les voir brûler, ces connards de puissants. Mais leurs chemins divergent, Jules lutte et milite quand Scar trompe et imite et leur colocation tapageuse est souvent le théâtre de prises d'opinions magistrales, jusqu'à les laisser pantelantes. neuf. Plus que consciente que seule son enveloppe charnelle la sauve de l'indifférence, du mépris et de tout ce vers quoi l'entraînerait sa personnalité féroce et sa condition originelle, Scar souffre de troubles alimentaires. Enfin, sur le papier parce que son comportement vis à vis de la nourriture ne lui cause ni peine, ni douleur. Elle s'en moque et considère ses privations comme une simple routine classique, des sautes d'humeur. Elle n'a jamais faim, d'ailleurs, et est passée maîtresse dans l'art de détourner l'attention à l'heure des repas, pour cacher qu'elle joue à manger, sans jamais le faire réellement. Elle s'agite, triture sa nourriture, l'attire jusqu'à ses lèvres juste au moment où elle se souvient d'un truc important à raconter et continue son manège jusqu'à trouver une combine pour donner, faire disparaître ou juste prétendre ne plus avoir faim. Parfois, prise dans ses crises infernales où, désensibilisée à l'extrême, elle a l'impression de fondre, de perdre substance comme tout ce qui l'entoure, Scar engloutit à s'en faire exploser le ventre. Elle dévore sans réfléchir à la recherche d'un ciment à son être à la dérive et termine sa course aux toilettes, à vomir aussi bien cette vie inutile qui la répugne que cette bouffe grasse à en crever. Elle a commencé très jeune, comme moyen d'exorciser la violence en elle aussi bien que la reçue ... et n'a jamais arrêté. dix. Son caractère volcanique est souvent confondu avec de l'arrogance ou la sensation d'être supérieure aux autres. C'est faux. Scar ne s'aime pas plus qu'elle aime les autres, c'est là l'une de ses tragédies : elle n'aime personne. Les opales attentives ne manqueront pas d'aviser les légères stries qui décorent sa peau laiteuse, toutes récoltées à l'adolescente. Consciente que quelque chose ne tournait pas rond chez elle et effrayée à l'idée de devenir aussi folle que sa génitrice, Scar s'ouvrait. Elle coupait avec une lame chauffée à blanc, d'un calme chirurgical, et écartait la plaie pour observer le liquide opaque, rougeoyant qui s'en écoulait. Elle imaginait son sang noir, vicié, puant. Malade. Mais il était normal, bien qu'elle n'ait jamais éprouvé cette sensation. Scar n'est pas suicidaire, elle ne s'est jamais scarifiée pour se blesser, pour se faire du mal, pour se punir ou bien mourir. Seulement pour vérifier que le monstre tapi à l'intérieur de sa mère ne vivait pas en elle aussi. Car elle craint le spectre de la schizophrénie plus que tout au monde. C'est ce qui la pousse (inconsciemment) à brûler sa vie par les deux bouts : Scar a peur des voix, tellement qu'elle imagine en entendre parfois, celles qui guidaient sa mère, la rendaient doucereuse ou mauvaise, acariâtre ou tendre mais inflammable. Terriblement inflammable. Constamment soumise à la pression dense qu'elle s'inflige, Scar agit déjà presque comme une folle, sans pourtant l'être. Elle anticipe un mal qui ne l'accablera jamais et avance dans la vie comme si elle en souffrait déjà, dans une espèce de mimétisme malsain. A la limite, on peut la catégoriser chez les bipolaires, ceux qui montent très haut et tombent très bas, ceux qui s'autorisent tous les éclats. Mais rien de plus. Elle a seulement la haine qui brûle ses veines et de la glace au lieu du coeur. onze. Il ne faut pas faire l'erreur de considérer Scar comme une jeune femme fragile parce qu'elle est soumise à ses démons. Les siens la dévorent, oui, mais ils bouffent surtout tous ceux qui s'en approchent. Elle n'est pas une demoiselle sans défense : dans les quartiers mal-famés, elle a appris à injurier, cracher, se battre comme un homme. Sa féminité, elle, est arrivée bien plus tard, lorsqu'elle a perçu le regard changeant, insistant, des hommes sur son corps. Avant, Scar était l'un d'eux. Même aujourd'hui, elle pense souvent être un homme enfermé dans un corps sensuel et désirable, féminin. Elle ne possède aucune douceur, est encline à la brutalité, à la violence, à la sauvagerie, elle préfère le sexe brutal et ne ploie jamais sous les coups qu'elle n'hésite pas à donner. Scar contemple les femmes comme d'étranges spécimens, une race incroyable et surprenante à laquelle elle ne se sent pourtant pas rattachée le moins du monde. Elle pourrait peut-être aimer en devenir une, elle pourrait sans doute aussi en aimer une, plus simplement, mais elle ne peut pas taire tout ce qu'elle est trop longtemps et même lorsqu'elle essaye, même lorsqu'elle joue à la parfaite maîtresse de maison, minaude, récure et cuisine, quelque chose ne prend pas. C'est une agressivité voilée dans le regard, une provocation perpétuelle, tout qui trahit chez elle des instincts plus masculins que féminins. Scar se figure comme une machine. Ni homme, ni femme, pas réellement vivante mais fonctionnelle. Et c'est un foutu paradoxe parce que Scar, elle possède les défauts les plus féminins qui soient : la jalousie, l'hystérie, la rancune, la séduction létale, elle est à la fois nymphe et harpie, sirène et déesse. Femme avec un F majuscule malgré tout ce qu'elle pense, malgré des instincts prédateurs et masculins. douze. Jalouse et possessive, Scar a besoin de compter pour les autres même si eux ne comptent pas pour elle. Elle ne vit que pour s'imprimer dans les mémoires ou sur les peaux, convaincue qu'elle ne peut exister qu'à travers d'autres. Excessive comme elle l'est, personne ne l'oublie et elle se nourrit de cette conviction pour tirer un jour supplémentaire sans se sentir noyée de détresse. ☆ Dans la liste de ses menus défauts on compte un penchant pour la mythomanie, la cleptomanie (surtout des petits riens débiles qui ne lui serviront jamais) et surtout... une bonne dose de mauvaise foi. ☆ Scar porte toujours une touche de rouge sur elle, du sac aux chaussures, d'une robe à ses lèvres, d'une écharpe à un élastique, elle n'oublie jamais d'ajouter à ses tenues une teinte de pourpre, première couleur visible par l'oeil humain. Et lorsqu'elle souhaite endormir, c'est le rose qui l'emporte. Un rouge dilué, connoté gourde ou salope, parfait pour embrumer les esprits et éteindre les méfiances. ☆ Elle s'est fait ligaturer les trompes dans le plus grand secret, Scar, refusant qu'une créature dans son genre engendre un monstre, de poursuivre ce cercle vicieux, d'infliger à une âme innocente ce qu'on lui a fait subir, à elle. ☆ Elle possède un QI supérieur à Einstein mais en échange, elle est inadaptée socialement, mal armée contre la vie et ses mystères. Mais Scar s'en fout, rien ne l'attire durablement. ☆ Elle est lucide sur sa condition, lucide sur la nature humaine, lucide sur les hommes, le cul, et le pouvoir et tout ce qui fait tourner le monde. Elle consigne d'ailleurs ses réflexions dans un bouquin qu'elle imagine sociologique. Un jour, elle le publiera et ce sera un truc cru, glauque, brutal. Réel, dans un monde aseptisé. ☆ Scar fume, de très longues cigarettes mentholées façon années 50 pour se donner une classe folle, la sophistication qu'elle n'a jamais eue et tente d'atteindre à travers ses mimiques qui minaudent et ses tenues qui suggèrent. Avec ses traits fermés, neutre, et ses opales agressives, distances, qui foudroient même lorsqu'elle caresse, elle a des airs d'héroïne Hitchcockienne. ☆ Scar est magnétique, elle parle du ton sucré qui caresse l'ouïe et de la voix grave, séduisante, que l'on a envie d'écouter. Elle a l'aura des grands et des puissants mais est née du mauvais côté de la fracture sociale. Ça ne fait rien parce qu'elle n'a pas peur d'escalader des montagnes à mains nues, Scar. Et ce qu'elle vise, c'est le sommet pour mieux tout causer d'importants dégâts. Parce qu'elle est des enragées de la vie, ceux qui sont persuadés de s'être fait baiser à la naissance et qui sont bien décidés à envoyer dans la gueule du destin les dés pipés qu'on leur a filé. Il y a ceux qui naissent résignés, prêts à accepter la vie qui s'offre à eux (une majorité) et il y en a certains, plus rares, qui dégagent une énergie étourdissante, qui ont dans leurs veines un fluide brûlant, dangereux et séduisant. Scar est de ceux-là. Des acharnés qui se battent, des insatisfaits notoires qui en veulent toujours plus. Elle veut réussir, elle veut briller, elle veut qu'on l'aime, qu'on la regarde, elle veut ton attention et puis aussi la tienne là-bas. ☆ Scar n'a pas beaucoup de talents cachés puisque aucun n'a été découvert puis développé durant son enfance mais elle s'est révélée à l'université, dans l'équipe de tennis. Son revers du droit est imbattable et pendant qu'elle frappe durement dans une balle, elle tempère un peu de son tempérament féroce.







(j'édite tout ce bordel pour créer scar Very Happy)
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Scar Salinger

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MessageSujet: Re: (witchcraft and wolf)   Jeu 28 Sep - 19:35


SASHA

[SCAR SAVAGE]
"don't forget that every monster you ever met was once a human being with a soul that was as soft and light as silk."
(SCARLETT LEITHOLD) // BALACLAVA, NIKITA GILL

[ÂGE] 19 ans.  [ORIGINES] américaines ... sans doute. [EN VILLE] depuis toujours, scar est une môme de liberty, mère cinglée et père absent, élevée dans les coups et la haine, la schizophrénie et la religion. avant de connaître la secte, vista temple et leurs conneries incapables de percer sa carapace, son crâne dur de petite conne qui n'entend rien et n'en fait qu'à sa tête. et sa tête, elle vous emmerde. [STATUT]seule. toujours seule. scar n'a jamais colonisé rien d'autre que des soupirs et des coeurs éphémères, effrités entre ses griffes égoïstes. elle recherche pas l'amour, elle veut pas de compassion, elle veut rien en fait, là est sa tragédie. [EMPLOI]scar, elle aimait danser et jouer du piano. elle aurait aimé devenir une ballerine mais chez elle, y avait pas les fonds nécessaires pour la danse. y avait les fonds pour que dalle, en fait. alors elle suce des queues pour payer ses entrechats même si le rêve est parti en fumée et qu'il est trop tard, pour lui comme pour elle. scar, c'est rien qu'une pute, mais elle se dit sociologue. elle étudie la nature humaine dans ce qu'elle a du plus vil, elle écrit, elle prend des notes, elle disserte, elle dissèque le cul et les hommes et un jour, elle se dit qu'elle en sortira un putain de bouquin. un truc cru, glauque, brutal. réel, dans un monde aseptisé. en attendant, elle s'enfonce jusqu'à la lie en espérant en crever. elle n'aime ni le cul tarifé, toujours identiques, plein de fantasmes opprimants, révoltants, dégradants et encore moins ces bêtes qui ressemblent à des hommes sans en être tout à fait. scar, elle déteste faire ça et c'est exactement la raison pour laquelle persiste, dans un masochisme assumé. et c'est paradoxalement la traînée qui baise le moins au monde. faut avoir du cran, pour la sauter quand elle te fixe de son air farouche qui pourrait te dévorer, quand elle ta rabaisse, quand elle te balance du bout des lèvres, sourire de connasse flottant sur ses pulpeuses, qu'elle a pas envie de toi, qu'elle aura jamais envie de toi, alors que t'as payé cher. trop cher. scar, elle pousse à bout jusqu'à récolter les ecchymoses et le sang vicié, elle entre en guerre contre les dégueulasses et se contente de voler les autres, les cas sociaux inopérants, après leur avoir donné ce qu'ils désiraient. elle se plaît à faire éructer le mac qui ne fait rire personne et même pas elle, à piquer du fric, à laisser pleuvoir les coups sur sa peau d'albâtre en se marrant comme une tarée et pourtant, ils en redemandent quand même. parce que scar, la môme qui souffre d'asymbolie à la douleur, c'est un cadeau pour les tordus. et pour elle aussi, qui attend de la violence un électrochoc, quelque chose, n'importe quoi d'autre que le vide et le néant en elle, tout le temps. parce qu'elle est infichue de ressentir convenablement. [$$$] $. elle a pas une thune, scar. elle baise du fric, pour le nécessaire, mais l'argent, elle s'en fout. elle l'accumule comme une putain de boulimique et parfois, elle le fait cramer, elle le déchire, elle le jette au lac. avant, elle trimait pour sa mère, pour un traitement, pour l'aider. mais maman, elle la hait et surtout, elle est endoctrinée. tout part en direction de ce grand gourou de pacotille, plus habitué à tripoter les gamines de treize ans qu'à sauver le monde. [GROUPE] black hole.

keywords: sexe, sang, mort, noir, sauvage, morsure, poing, arme, danse, piano, haine, féroce, vice, sale, fric, feu, flammes, vide, rouge, douleur, manque, masochisme, folie, satin, ombre, ténèbres, moodboard.
caractère: féroce, insatiable, sarcastique, blessante, excessive, impatiente, manipulatrice, déviante, indépendante, insaisissable, intelligente, lunatique, souvent glaciale, parfois brûlante, égoïste, dangereuse, fascinante, énigmatique, féline, effrontée, frondeuse, inconsciente, inconstante, mauvaise, contradictoire, insensible, frustrée, jalouse, possessive, vengeresse, lascive, indisciplinée, fuyante, instable.



[a lot on my mind]

01. Cinglée. C'est le mot qui a longuement résonné dans les quartiers pauvres de Liberty pour définir Scar comme le reste des Savage, de son frère à sa mère en passant par ses lointains red devils de cousins, façon orange mécanique. Ils sont complètement barges disaient les mères en tirant leurs petits par la manche pour leur éviter de fricoter avec les mômes, ta mère est complètement folle raillaient les gosses mesquins de l'école primaire, même les professeurs finirent par penser qu'ils étaient anormaux. Scar pouvait s'acharner jusqu'à obtenir des résultats excellents avec son cerveau prodigieux comme se lever au beau milieu d'une leçon et quitter la classe si elle jugeait que cela ne l'intéressait pas, refusant d'être contrainte à quoi que ce soit. Dérangée, peut-être qu'elle l'est finalement, avec les voix contraires de son subconscient qui s'agitent en elle et un comportement outrancier, illogique, impossible à appréhender. Ce qui est certain c'est que Shelby Savage, elle, a été diagnostiquée schizophrène et a largement contribué à l'égarement complet dans lequel patauge ou ont pataugé ses enfants. 02. Y a pas d'amour dans l'histoire de Scar, aucun, jamais. Il y a seulement la triste histoire d'une gamine crédule et complexée, déjà abusée, déjà maman dépassée d'un gamin mal-aimé, embobinée par un énième garçon médiocre et libidineux du quartier. Ce n'est même pas un scénario de film, il faut des héros pour faire des comédies romantiques, des personnages attachants, ou beaux à la rigueur. Pas des pestiférés sans argent ni charisme. Le conte de fée de Scar c'est ça, une gonzesse engrossée dans des chiottes dégueulasses, quelque part entre la douleur d'une relation pas tout à fait consentie et la nausée persistante de la boisson. Elle a fini par sangloter doucement en sentant la substance mouillée, visqueuse, entre ses cuisses. Elle avait mal, au ventre et au coeur et la petite frappe de quartier s'en moquait bien, ravi de s'être vidé les burnes. Il l'a fréquentée, pourtant, cette fille pataude et même pas belle, toujours d'humeur changeante. Il a abusé de sa naïveté pour la conduire là où les autres filles, jeunes, inexpérimentées, n'allaient pas, il a dévoré sa candeur à coups de reins brutaux et l'a achevée sous les coups en apprenant cette grossesse indésirable, indésirée. Et puis il s'en est allé, s'évanouissant loin de Liberty et du visage tuméfié de cette fille à moitié folle, enceinte et cinglée. Déjà mère à seize piges, déjà sans le sou, Shelby a haï Scar avant même sa naissance. Elle l'a haïe de toute ses forces, espérant la déloger. Elle se frappait la tête contre le mur de désarroi et puis le ventre aussi, un ventre bleu d'hématomes et rouge griffures. Une fois, elle a même essayé de se charcuter avec des aiguilles à tricoter pour déloger ce fœtus répugnant qui condamnait ses espoirs d'ailleurs plus beau. Mais Scar était déjà une enragée de la vie, une enragée tout court qui donnait des coups de pieds violents pour se manifester et qui s'accrocha malgré tout. Malgré Shelby.  03. Scar, elle a le cerveau niqué, elle est fucked up, extrême, imprévisible et inflammable. Elle est de ces filles qu'on ne comprendra pas, jamais, et pourtant, il suffirait de savoir. Il suffirait de regarder dans le fond de ses yeux ternes où ne brille jamais rien, pas d'envie, pas de lubie, pas de désir. Que dalle. Juste l'attente d'un lendemain qui ne chantera même pas. Mais Scar, elle n'a jamais eu de raison d'aimer sa vie. C'est une grande égoïste qui a dû s'élever toute seule derrière le spectre effrayant d'une mère violente, qui faisait pleuvoir les coups enragés, les injures perfides. Et elle, elle la regardait avec la haine au fond des yeux. Mais même la haine, finit par s'estomper. Et puis si elle aussi bancale, c'est que l'absence du père lui a manqué, toujours. La gosse l'imaginait comme un preux chevalier sur son cheval blanc qui surgirait un jour du levant pour venir la sauver de cette vie terne et souillée. Avec les années, ce désir ardent s'est mué en rancoeur. Une rancoeur optimale, vengeresse, assez pour que Scar s'entête (et s'endette) à le retrouver, où qu'il soit. Elle l'a fait. C'était pas bien compliqué, l'ancien red devil a continué les magouilles et quitté Liberty pour un terrain de jeu plus vaste, à Seattle. Elle l'a cueilli dans un bar, dragué comme la dernière des traînées, la bile aux bord des lèvres, avant de le conduire dans un motel sordide. C'est là qu'elle l'a confronté Scar, adolescente de quinze piges, méconnaissable sous sa perruque de feu et les lunettes qui dévoraient ses traits poupons. Elle l'a détaillé longuement, ce bourreau tant espéré, tremblante, pour le mettre en joue avec un flingue volé. Elle voulait le tuer pour ce qu'il lui avait fait. Elle voulait voir sa cervelle répandue sur les murs comme menue monnaie de son absence, de ses espoirs déçus. Alors elle l'a écouté, Scar. Elle l'a écouté la supplier, se mettre à genoux, promettre monts et merveilles comme la sous-merde qu'il était. Elle se souvient encore de la sensation grisante du flingue entre ses doigts, du pouvoir et du palpitant qui bat contre la pulpe de ses doigts. Scar l'a écouté, elle l'a dépouillé, le laissant croire à sa survie. Elle l'a même laissé se relever, se diriger vers la porte avant de lui tirer une balle dans la nuque, de dos. Une mort lâche pour un être lâche. Elle regrette pas son geste, la gosse. Ses valeurs sont biaisées, le bien et le mal lui échappent et seule sa survie régit ses actions alors Scar, elle regrette pas. Il méritait de mourir pour le trou noir qu'avait causé son absence à l'intérieur, pour le fantôme brisé qu'il avait fait de sa mère. Mais parfois, elle doute. Quand l'ivresse la prend par surprise, quand l'obscurité l'enveloppe dans une étreinte plus étroite, elle se demande si cet homme était réellement son père et pas un innocent pris dans le feu des gangs à qui elle a fait confiance aveuglement, aveugle à tout sauf à sa vendetta personnelle. C'est rien qu'un point d'interrogation mais parfois, il lui cisaille les entrailles jusqu'à la faire suffoquer. 04.La plus grande peur de Scar, c'est d'être vide, bouffée par un trou noir immense qui aurait avalé ses sentiments, la faculté même d'éprouver, et qui finirait par dissoudre ses organes jusqu'à ne laisser qu'un grand rien. Éteinte par nature, elle se sent souvent désensibilisée à l'extrême, déconnectée des autres mais aussi d'elle-même comme un spectateur silencieux qui contemplerait la débâcle d'une autre derrière l'écran de ses yeux. Parfois, elle a pourtant l'impression de ressentir au centuple comme une explosion interne, une bombe atomique, puissante et dévastatrice mais dès que le feu s'éteint, il n'y a plus rien, comme si cela n'avait jamais existé. Elle ne se souvient pas d'avoir aimé, ni de l'objet de son affection. Elle se rappelle vaguement d'un nom, d'un visage mais rien de ce qu'elle a pu éprouver et des sensations physiologiques que cela déclenchait en elle : l'aridité de son corps détruit toute substance en fragments minuscules, grains de sable éphémères vivement balayés. 05. Scar, elle porte en haine la haine originelle. Celle du père. Sans un abruti venu fourrager dans le vagin d'une folle à lier, elle ne serait pas là. Elle ne serait pas come ça. Elle serait ailleurs, dans le monde des vivants, celui qui a des problèmes de riche, des loisirs des riches, des amours qui élèvent au lieu d'engluer comme du pétrole. Le portrait familial, il a été fait au vitriol : un salaud fantôme et une schizophrène aux hallucinations auditives constantes. Scar a subi la négligence de sa mère mais aussi sa violence. La plus sournoise, la psychologique, celle des mots mais aussi la physique. Elle sait la douce mélodie des poings sur une chair tendre, elle connaît toutes les nuances de bleus. Pas de la couleur, elle emmerde le bleu klein, cyan et toutes ces conneries. Elle, elle connaît le cycle de vie de l'hématome, des plaies, des griffures, des brûlures de cigarettes. Elle sait où on peut frapper discrètement, ou combien de jours elle doit se faire oublier pour effacer une arcade sourcilière bousillée. Parce que Scar, malgré la haine farouche qu'elle porte à sa mère, elle l'a toujours préservée du monde extérieur. des professeurs trop curieux, des médecins qui faisaient du zèle, elle se disait que Shelby l'aimerait davantage si elle entrait dans ses danses, si elle participait à ses délires religieux, si elle disait rien, jamais. Alors elle pilait tout net, faisait l'école de la rue au lieu de celle de l'apprentissage et tout ce qu'elle sait, c'est au bitume qu'elle le doit. Elle est fille unique, Scar. C'est le mensonge qu'elle balance à tout le monde parce que c'est plus facile comme ça. Mais la vérité, c'est qu'elle avait un grand frère et qu'il l'a élevée. Dans l'amour et la violence, dans la fusion la plus totale et douloureuse d'un lien trop fort pour ce monde. Mais y a pas de salut pour les Savage, gangrenés par le gène de la folie. Sage, il était amoureux de sa demi-soeur, et il préférait lui envoyer des mandales dans la tronche en la traitant de salope quand il l'imaginait avec un autre plutôt que d'avouer. Avouer être un tordu au sang souillé, vicié, qui crevait pour elle, d'envie d'elle, cette gamine complètement cinglée. Et puis un jour, ça lui pesait trop et Sage s'est fait sauter la cervelle en laissant une lettre débile et sentimentale, pleine de fautes d'orthographe atroces à en gerber. C'est maman qui l'a trouvé, au beau milieu de la cour de leur secte minable. Maman qui a hurlé que le diable s'était emparé de l'âme de son fils, qui s'est signée, signée et encore signée en criant des insanités sans queue ni tête. Scar, elle, elle n'a ressenti que de la colère. La rage bouillonnante de se sentir abandonnée par la seule personne qui comptait à ses yeux, son unique port d'attache dans cette famille merdique, dans cette ville grise et triste à mourir. Alors Scar, elle est tombée près de Sage et a plongé les mains dans les parcelles de lui disséminées partout, comme des tâches de peinture. Ca puait le fer et le métal, cette odeur propre au sang qui arrache les poumons mais elle s'en fichait la gamine. Elle a juste voulu conserver un peu de lui sur ses phalanges. avant de les abattre sur ce torse déjà mou. Sur ce gros con qui osait partir, lui aussi. Comme ce père inconnu. Scar, elle a mis des mois à décacheter l'enveloppe, à oser parcourir les lignes minuscules de son écriture. Elle a senti le goût de la bile dans sa gorge et puis elle elle l'a montrée à Shelby dans une ambivalence dingue. Regarde maman, ce que t'as fait de nous. T'as la folie collée aux entrailles, regarde tes deux gamins sont cinglés. Et maman, elle l'a chassée, jugée responsable. Elle a griffé son visage qui ne pouvait pas souffrir en lui disant qu'elle était le diable, que c'est elle qui détruisait tout, qu'elle avait corrompu Sage, le gentil garçon. Le gentil garçon, putain, quelle blague. Scar, qui ne suivait aucun dogme, qui refusait de courber l'échine devant un abruti érigé en roi de pacotille, elle a été bannie des terres de la secte. Elle sait pas pourquoi ils ne l'ont pas tuée et fait disparaître dans un marais quelconque. Sans doute par égard pour Shelby ou pour éviter une crise dévastatrice ... Scar l'ignore, mais dans le doute elle ne manque jamais de les regarder de travers, ces abrutis de fidèles, comme pour leur faire comprendre qu'elle, elle pourrait bien ne pas se montrer aussi clémente avec eux. 06. Scar, elle se démerde seule depuis ses dix sept piges. Sa mémoire totale mais corvéable à merci a oublié les premières nuits, la peur au ventre, l'impuissance d'une gamine des rues sur lequel le ciel venait de tomber sur la tête. Pas parce que Shelby et sa secte débile ne voulaient plus d'elle. Mais parce que Sage était mort, la laissant définitivement seule. En revanche, elle se souvient avec une précision glaçante les mois suivants, les squats délabrés, sa volonté féroce de finir le lycée et ses combines minables pour pomper du fric en détroussant les hommes de passage derrière des airs d'ingénue putassière qui disparaissait dès leur portefeuilles glissé dans le creux de sa paume. Ca fait deux ans et la gosse n'a jamais quitté son taudis insalubre loué aux red devils sans bail, en liquide, d'un argent de moins en moins propre avec les années. C'est même pas chez elle, vraiment, c'est une planque de passage jamais vide où on la tolère plus ou moins, où les sacs avinés défilent jusque dans sa piaule avant qu'elle n'éructe. Mais Scar, elle s'en moque. Elle n'aspire pas à mieux de toute manière elle est trop dépensière pour ça. Son fric passe en fringues d’apparat, en mensonges cosmétiques, en stages de danse, et en vaines tentatives de rentrer dans le moule d'une société qui la rejette : elle est née pauvre et mal aimée. Heureusement, les fées qui ne se sont pas suffisamment penchées sur son berceau lui ont quand même filé une bonne dose de matière grise, assez pour prouver à tous ces minables qu'elle pouvait se barrer de classe, ne jamais écouter ou noter et tous les baiser quand même à l'examen final. Ce qu'elle a fait, dans un gang bang intellectuel du plus bel effet. Consciente de sa propre inculture qui jure avec son QI, Scar est passée par des phases forcenées où aucun livre ne lui échappait avant de s'en désintéresser au profit d'une nouvelle passion toute aussi éphémère. La vérité, c'est qu'elle n'aime pas grand chose, mais qu'elle a tout à prouver. Ce n'est pas sa faute, si sa mère a tardé à l'inscrire à l'école et que tous savaient lire avant elle. Ce n'est pas sa faute si on ne l'a jamais stimulée, si on ne lui a jamais offert un bouquin, un jeu éducatif. Scar, elle aurait du se construire seule mais la vérité, c'est qu'elle préfère détruire. 07.Elle aurait pu exercer n'importe quel métier, ou essayer, du moins, mais Scar a décidé de se faire baiser. Pourquoi ? Elle l'ignore elle-même, ses actes mûrement réfléchis ne le sont jamais longtemps avant que la brume toxique de son cerveau ne dissipe toute manigances. Il n'en reste que le soufre des mauvaises idées et un entêtement dangereux. C'est sans doute une façon de se punir en agissant comme la pute qu'on a toujours cru voir en elle, sa mère la première, c'est une façon de punir ce frère qu'elle imagine crever en l'épiant, d'un la-haut dont elle ne sait que faire et c'est aussi une façon de les punir, eux, tous, le reste du monde. Parce que si s'offre dans des relations tarifaires, si on peut assouvir tous ses fantasmes, l'abuser, la frapper, la soumettre, elle suit le même schéma, toujours. Même hors de la sphère professionnelle. Elle peut se laisser séduire en soirée, elle peut se laisser prendre n'importe comment, n'importe où, elle peut offrir l'illusion de prendre son pied mais ça ne sera jamais gratuit. Jamais. C'est d'ailleurs le seul plaisir qu'elle tire du sexe : celui de rabaisser un pauvre inconnu en lui demandant du fric. La plupart se sentent insultés, cons de s'être laissés duper et ils abdiquent un peu honteux, en balbutiant qu'ils ne savaient pas. Et Scar rétorque toujours une cruauté ou deux visant à gangrener pour longtemps l'assurance de ces messieurs. Quant aux rares qui ne se démontent pas, peu importe : elle les détrousse lorsqu'ils ferment l'oeil ou s'éclipsent quelques secondes. Et si ce n'est du fric, elle exigea autre chose. Elle offrira l'illusion d'une baise consentie qui ne l'est jamais vraiment contre l'une de ses manigances révélées toujours trop tard. Mais jamais pour rien. Jamais pour le plaisir qui lui échappe presque autant que la douleur physique.08. Jugée frigide affective par un psychologue scolaire, à un degré proche de la sociopathie, Scar peut affirmer aujourd'hui qu'elle l'est... tout court. Le sexe dont elle use et abuse comme une parfaite petite poupée gonflable depuis des années ne lui procure pas grand chose. Elle baise par besoin de dominer les rapports, les autres (même lorsqu'elle se soumet de la plus hardcore des façons, Scar est en contrôle. Toujours.), elle baise pour essayer de combler le vide de son être par celui entre ses reins, elle baise par habitude, par punition, par ego ou dégoût d'elle-même, ça dépend. Elle baise trop, pour du fric et un un tas de raisons, mais aucune n'est saine et Scar alterne les périodes frénétiques et les accalmies à la chasteté alarmante. Scar sait qu'elle est anormale, que tout ce qu'elle simule depuis toujours, elle devrait le ressentir, les frissons, les papillons dans le ventre, la morsure du désir, tout ce qu'elle a lu dans ses romans niais ne sont que des mots vides de sens qu'elle peine à saisir. L'amour physique lui est aussi inconnu que l'amour tout court. Peut-être qu'elle n'aime pas les hommes, qu'elle trouve pourtant beaux comme elle reconnaît la splendeur d'une toile ou d'un meuble sans cesser pourtant de leur porter un mépris brûlant. Elle n'en sait rien et ne s'est jamais posé de question sur sa sexualité, se considérant davantage comme l'un de ces insectes arrachant la tête de son partenaire post-coïtum. C'est ce qu'elle fait, métaphoriquement. Elle les laisse pantelants, oui, mais très souvent mordus. Cette fille en roue libre, dangereuse pour elle et pour les autres laisse toujours un souvenir impérissable, un goût d'inachevé. 09.Scar, elle aurait pu être prodigieuse mais dans une volonté destructrice qui ne la quitte jamais, elle a décidé d'être... rien. Le néant le plus complet. Lorsqu'on la hait, elle devient plus haïssable encore mais lorsqu'on l'aime, elle se dérobe et s'évapore jusqu'à ce qu'on se mette, aussi, à la détester. Scar, c'est la sangsue qui se nourrit de la substance des autres jusqu'à les rendre aussi vains qu'elle. C'est un automate sans ressorts, un jouet sans piles : elle n'a pas d'autre ambition que de voir le monde cramer et de brûler avec lui. Tout l'indiffère, son sort comme celui des autres et rien ne parvient à l'animer assez longtemps pour l'extirper de sa propre prison de chair. Mais, elle, elle ne laisse personne indifférent, c'est un don comme une malédiction. Que ce soit par son physique, son comportement (outrancier, imprévisible, capricieux, vulgaire) ou sa façon de s'exprimer, tantôt soigné tantôt injurieuse et choquante, on la remarque. Scar attire les mauvais garçons qui s'imaginent pavaner avec une belle plante à leur bras, le genre assez farouche pour supporter deux trois torgnoles en cas de manquement, elle attire les rêveries, fantasmes et attentions des jeunes hommes timides et réservés qui lui décrocheraient la lune et les étoiles juste pour un sourire qui ne viendra jamais autrement que sous un vernis pernicieux, les richards qui pensent que tout s'achète, même les impétueuses insoumises et elle attire plus encore les artistes, les paumés, les brisés, qui sentent en elle résonner le carillon des âmes naufragées. Tous s'y perdent ou s'y noient, plus ou moins férocement. Parfois, Scar essaye, tant par jeu, ennui que réel semblant de volonté, de se glisser dans un carcan. Elle devient celle que l'on désire qu'elle soit pour quelques heures ou quelques jours, semble s'apprivoiser avant de mordre douloureusement la main qui la soignait sans aucun regret. Indomptable, elle l'est par nature. Ce n'est pas (toujours) un choix. Il y a des jours, des moments, des instants, où Scar réalise qu'elle n'a rien de plus qu'un objet inanimé si ce n'est la méchanceté et la violence qui coulent dans ses veines. Elle est née malheureuse, révoltée et mourra sans doute ainsi. Plus tôt que la moyenne, à force de provoquer constamment. ; 10. Scar n'a jamais été une fille à filles. Souvent détestée (jalousée) à l'enfance, elle a pris l'habitude d'éviter les nanas et n'a jamais connu l'effervescence d'une grande bande de filles. La vérité ? Elles l'intimident un peu, moins qu'elles-mêmes se méfient d'elle, mais un peu quand même tant elle ne sait pas interagir convenablement avec ses semblables. Avec les hommes, c'est facile : elle instaure un rapport de séduction poussé dont elle connaît toutes les ficelles. C'est presque comme répéter un texte appris par coeur, tous les jours de sa vie. Avec les filles en revanche, Scar ignore comment se conduire pour ne pas déclencher leur ires instantanément. Parce qu'il y a quelque chose d'irritant dans son comportement qui semble toujours conduire droit à la compétition, même implicite. Toujours sur le fil, silencieuse puis excessive, Scar charme puis agace et souvent les deux en même temps dans une posture de tentatrice assumée qui sait parfaitement comment parvenir à ses fins... tout en ayant un don inconscient pour l'auto-destruction méticuleuse. Mesquine ou câline, maligne ou pétrie de doutes, elle cultive une ambivalence qui la rend difficile à suivre ou à comprendre, même pour elle-même. Ballottée par une existence de laquelle elle n'attend plus rien, Scar est plus vulnérable (euphémisme, le bon mot serait esquintée) que ne le laissent paraître ses répliques de petite conne, ses sourires en coin insolents et sa façon de chercher les ennuis comme si rien ne l'atteignait. A la réflexion, il est normal que les filles ne l'apprécient pas, voyant en elle la prédatrice peu scrupuleuse qu'elle est souvent. Pourtant, Scar les méprise moins que leurs congénères masculins dont elle connaît les plus sombres recoins. ;  11. Plus que consciente que seule son enveloppe charnelle la sauve de l'indifférence, du mépris et de tout ce vers quoi l'entraînerait sa personnalité féroce, Scar souffre de troubles alimentaires. Enfin, sur le papier parce que son comportement vis à vis de la nourriture ne lui cause ni peine, ni douleur. Elle s'en moque et considère ses privations comme une simple routine classique, des sautes d'humeur. Elle n'a jamais faim, d'ailleurs, et est passée maîtresse dans l'art de détourner l'attention à l'heure des repas, pour cacher qu'elle joue à manger, sans jamais le faire réellement. Elle s'agite, triture sa nourriture, l'attire jusqu'à ses lèvres juste au moment où elle se souvient d'un truc important à raconter et poursuit son manège jusqu'à trouver une combine pour donner, faire disparaître ou juste prétendre ne plus avoir faim. Parfois, prise dans ses crises infernales où, désensibilisée à l'extrême, elle a l'impression de fondre, de perdre substance comme tout ce qui l'entoure, Scar engloutit à s'en faire exploser le ventre. Elle dévore sans réfléchir à la recherche d'un ciment à son être à la dérive et termine sa course aux toilettes, à vomir aussi bien cette vie inutile qui la répugne que cette bouffe grasse à en crever. Elle a commencé très jeune, en même temps que la danse classique. Et si elle a rapidement dû abandonner son tutu faute de moyens, elle a conservé cette sale habitude. ; 12. Son caractère volcanique est souvent confondu avec de l'arrogance ou la sensation d'être supérieure aux autres. C'est faux. Scar ne s'aime pas plus qu'elle aime les autres, c'est là l'une de ses tragédies. Les opales attentives ne manqueront pas d'aviser les légères stries qui décorent sa peau laiteuse, toutes récoltées à l'adolescente. Consciente que quelque chose ne tournait pas rond chez elle et effrayée à l'idée de devenir aussi folle que sa génitrice, Scar s'ouvrait. Elle coupait avec une lame chauffée à blanc, d'un calme chirurgical, et écartait la plaie pour observer le liquide opaque, rougeoyant qui s'en écoulait. Elle imaginait son sang noir, vicié, puant. Malade. Mais il était normal, même si elle n'a jamais éprouvé cette sensation. Scar n'est pas suicidaire, elle ne s'est jamais scarifiée pour se blesser, pour se faire du mal, pour se punir ou bien mourir. Seulement pour vérifier que le monstre tapi à l'intérieur de sa mère ne vivait pas en elle aussi. Car elle craint le spectre de la schizophrénie plus que tout au monde. C'est ce qui la pousse (inconsciemment) à brûler sa vie par les deux bouts : Scar a peur des voix, tellement qu'elle imagine en entendre parfois, celles qui guidaient sa mère, la rendaient doucereuse ou mauvaise, acariâtre ou tendre mais inflammable. Terriblement inflammable. Constamment soumise à la pression dense qu'elle s'inflige, Scar agit déjà presque comme une folle, sans pourtant l'être. Elle anticipe un mal qui ne l'accablera jamais et avance dans la vie comme si elle en souffrait déjà, dans une espèce de mimétisme malsain. A la limite, on peut la catégoriser chez les bipolaires, ceux qui montent très haut et tombent très bas, ceux qui s'autorisent tous les éclats. Mais rien de plus. ; 13. Il ne faut pas faire l'erreur de considérer Scar comme une jeune femme fragile parce qu'elle est soumise à ses démons. Les siens la dévorent, oui, mais ils bouffent surtout tous ceux qui s'en approchent. Elle n'est pas une demoiselle sans défense : dans les quartiers mal-famés, elle a appris à injurier, cracher, se battre comme un homme. Sa féminité, elle, est arrivée bien plus tard, lorsqu'elle a perçu le regard changeant, insistant, des hommes sur son corps. Avant, Scar était l'un d'eux. Même aujourd'hui, elle pense souvent être un homme enfermé dans un corps sensuel et désirable, féminin. Elle ne possède aucune douceur, est encline à la brutalité, à la violence, à la sauvagerie, elle préfère le sexe brutal et ne ploie jamais sous les coups. Scar contemple les femmes comme d'étranges spécimens, une race incroyable et surprenante à laquelle elle ne se sent pourtant pas rattachée le moins du monde. Elle pourrait peut-être aimer en devenir une, elle pourrait sans doute aussi en aimer une, plus simplement, mais elle ne peut pas taire tout ce qu'elle est trop longtemps et même lorsqu'elle essaye, minaude, récure et cuisine, quelque chose ne prend pas. C'est une agressivité voilée dans le regard, une provocation perpétuelle, tout qui trahit chez elle des instincts plus masculins que féminins. Scar se figure comme une machine. Ni homme, ni femme, pas réellement vivante mais fonctionnelle. Et c'est un foutu paradoxe parce que Scar, elle possède les défauts les plus féminins qui soient : la jalousie, l'hystérie, la rancune, la séduction létale, elle est à la fois nymphe et harpie, sirène et déesse. Femme avec un F majuscule malgré tout ce qu'elle pense, malgré des instincts prédateurs et masculins. ;  14. Scar a toujours aimé danser. Cette forme d'expression, libre et intense, silencieuse et implicite a longtemps été pour elle une forme d'abandon complet. Comme si Scar n'était plus Scar dès lors que la musique s'enclenchait mais autre chose. Une chimère, une illusion, un feu follet onirique ou une brise éphémère, douce et chaude. Danser à ses yeux, c'est plus fort que vivre, plus fort que sa vie en tout cas, c'est sublimer son existence et son quotidien et s'oublier profondément, totalement au profit des sensations. Quand elle danse, elle ne pense plus, elle ne prétend plus, elle se contente de ressentir, d'éprouver et c'est si rare que ça en devient quelque chose d'enivrant, d'exaltant. ; 15. Jalouse et possessive, Scar a besoin de compter pour les autres même si eux ne comptent pas pour elle. Elle ne vit que pour s'imprimer dans les mémoires ou sur les peaux, convaincue qu'elle ne peut exister qu'à travers d'autres. Excessive comme elle l'est, personne ne l'oublie et elle se nourrit de cette conviction pour tirer un jour supplémentaire sans se sentir noyée de détresse. ☆ Dans la liste de ses menus défauts on compte un penchant pour la mythomanie, la cleptomanie assumée et surtout... une bonne dose de mauvaise foi. ☆ Scar porte toujours une touche de rouge sur elle, du sac aux chaussures, d'une robe à ses lèvres, d'une écharpe à un élastique, elle n'oublie jamais d'ajouter à ses tenues une teinte de pourpre, première couleur visible par l'oeil humain. ☆ Elle s'est fait ligaturer les trompes, Scar, refusant qu'un monstre dans son genre engendre un monstre, de poursuivre ce cercle vicieux, d'infliger à une âme innocente ce qu'on lui a fait subir, à elle. ☆ Elle possède un QI supérieur à Einstein mais en échange, elle est inadaptée socialement, mal armée contre la vie et ses mystères. Mais Scar s'en fout, rien ne l'attire durablement. ☆ Elle es lucide sur sa condition, lucide sur la nature humaine, lucide sur les hommes, le cul, et le pouvoir et tout ce qui fait tourner le monde. Elle consigne d'ailleurs ses réflexions dans un bouquin qu'elle imagine sociologique. Un jour, elle le publiera. ☆ Scar souffre d'un mal incurable, responsable en partie de son comportement déviant : l'asymbolie à la douleur. Depuis toujours, elle ne ressent pas la douleur, cette souffrance formatrice tant dépeinte dans l'art, essentielle à la construction de l'être humain. C'est à cause de cette absence en elle qu'elle se croit parfois robot mécanique parmi les âmes qui vivent. Elle marche à leurs côtés sans ressentir une pleine appartenance. Elle se sent vide à l'intérieur et au creux de ses poignets, sur le haut de ses cuisses, à l'orée de sa poitrine, de longues stries rappellent une adolescence tourmentée, acharnée, à tenter de provoquer ce sentiment qui lui échappait. Outre le mal-être, l'asymbolie à la douleur est également dangereuse, à l'enfance : les réflexes ne se développent pas, dénués de la peur de la douleur. Aussi, Scar s'est très souvent brisé les os ou brûlé la peau en jouant littéralement ou non avec le feu, collectant les cicatrices comme autant d'histoires sur sa peau.

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Scar Salinger

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MessageSujet: Re: (witchcraft and wolf)   Jeu 28 Sep - 20:29

nom prénom scarlett salinger, un patronyme long et putassier qu'elle déteste viscéralement. scarlett, ça fait grognasse du sud comme cette mijaurée o'hara et salinger ... ça pue l'étiquette de fake artist et surtout la classe moyenne, une odeur âcre qu'elle déteste et qui la fait passer pour une vulgaire girl next door. pourtant, la classe moyenne, c'est bien plus flatteur que la lie de ce monde d'où elle provient réellement, la gosse. les bas quartiers du désert de night vale qui ferait presque passer la zone des crimson pistols pour un putain de palace, c'est dire. alors scarlett, elle est très devenue scar. plus court, vif et électrique, un surnom annonciateur des cicatrices qui criblent sa peau, prodiguées par ses propres soins ... et d'autres. mais surtout elle, par frustration, par dépit, par rage de ne rien ressentir. jamais.

date de naissance, ville sa mère prétend ne pas s'en souvenir, elle a égaré les papiers. scar, elle a aucune foutue idée du jour de sa naissance. elle sait seulement que c'était quelque part aux alentours de la mi-juin, encore au printemps et que l'orage grondait alors qu'elle déchirait les entrailles de sa mère. elle s'en fout, de son anniversaire, elle déteste le fêter et se souvenir de tout ce que ça évoque. scar, elle préférerait connaître sa future date de décès et célébrer une année de moins à fouler cette vaste terre qui ne lui dit rien qui vaille. avant de connaître la secte, vista temple et leurs conneries incapables de percer sa carapace, son crâne dur de petite conne qui n'entend rien et n'en fait qu'à sa tête. et sa tête, elle vous emmerde.la gamine est d'ici, du sud de night vale, une ville délaissée, délabrée, tristement connue pour engendrer majoritairement ce que l'humain a de pire. si l'enfer c'est les autres, il est clairement ici, brûlant comme le désert. ici, on connaît la précarité et la violence, les rixes et la pauvreté. pécuniaire, culturelle, familiale aussi. night vale est l'une de ces villes à l'ascenseur social en panne qui fait la disparité de ce monde. celui des oubliés du système qui ont la rage au bide et la haine chevillée au coeur. scar, elle a été élevée dans les coups et la haine, la schizophrénie et la religion, puis la la secte et leurs conneries incapables de percer sa carapace, son crâne dur de petite conne qui n'entendait déjà rien et n'en faisait qu'à sa tête.

situation civile : seule. toujours seule. scar n'a jamais colonisé rien d'autre que des soupirs et des coeurs éphémères, effrités entre ses griffes égoïstes. elle ne recherche pas l'amour, ne veut pas de ta compassion, elle ne veut rien d'autre que ce que lui dicte sa rage en filigrane en fait, là est sa tragédie. quant à son orientation ... ce n'est pas une vraie question. la seule qui compte c'est : que peux-tu lui apporter ? si la réponse est rien, passe ton chemin. scar est opportuniste avant tout, ce qui la classe dans la catégorie des flexitariens gourmets

occupation et situation financière : scar, elle est doublement diplômée : finances et politique, ce qui fait tourner le monde. docteur en sciences politiques, sa thèse est sulfureuse : elle oppose le smart power américain au hard power russe, encense la realpolitik de poutine et prône, ni plus, ni moins, un retour à la guerre froide entre deux hégémons pour retrouver la stabilité des relations internationales. un sujet décrié, sans compromission, avec un rien de violence tue derrière. comme elle. le reste du temps, elle gravit lentement mais sûrement l'échelle sociale sur laquelle elle darde toujours un regard défiant, déjà victorieux. scar, elle bosse dans une grosse banque d'affaires en tant qu'assistante en fusions-acquisitions. elle a du flair, du sang froid et l'envie de dominer ce monde machiste et élitiste qui lui file la gerbe. mais ça suffit jamais pour ses dépenses personnelles, pour son envie de briller en société, pour ses déguisements griffés et le traitement coûteux qu'elle finance anonymement à sa mère à l'esprit malade. alors scar, elle arnaque, elle vole, elle embobine ou emprunte. rien ne l'arrête.

situation familiale : l'histoire officielle la dit orpheline, pour faire chialer la ménagère et son bon roi dans les chaumières. la vérité est toute autre : mère cinglée, frère tombé sous les balles des gangs, père haï, aimé, tué. et lui. l'âme grise et les poings serrés comme elle, le même orphelinat crasse, la même "famille" à la dérive. la même envie d'en découdre, mots couteaux et regards d'acier. lui et elle contre le monde, les amants complice que la distance a métamorphosé en rivaux.




résumé a écrit:
scar(lett) est une enfant du pays. élevée par une mère à moitié cinglée, finie au reste par les dopes coupées achetées aux capulet, elle en a été séparée pour finir à l'orphelinat puis dans une autre famille abusive. scar, c'est une gamine étrange qui effraie et fascine à la fois. silencieuse, ravagée et tatouée d'ecchymoses, elle est ce mélange létal de bestialité et d'indifférence qui attire pour mieux repousser. ou inversement. derrière ses silences et ses regards glacés, la gosse brûle d'ambitions qui la dévorent. elle veut se casser d'ici, fuir le désert qui s'immisce partout et détruit tout ce qu'il touche et devenir quelqu'un. elle veut flotter dans le monde d'en-haut auquel elle n'appartiendra jamais et réussit à tout abandonner sans un regard en arrière pour celui qui est toujours resté. c'est un monstre d'égoïsme, scarlett, habituée à ne suivre que sa propre trajectoire forcément déviante. parce qu'elle ne veut pas réussir et flotter au sommet. elle veut y trôner pour mieux le détruire, être ce sale gosse qui détruit la fourmilière pour le plaisir, pour la violence, pour la rage de révoltée qui n'a jamais pu éclore, dévorée par une fatalité à fleur de peau et les démons qui dansent en elle. scar ne s'aime pas. scar n'aime pas la vie. scar n'aime pas grand chose, c'est tout ce qu'elle méprise qui la lie en un ensemble d'atomes incohérent, fascinant, dangereux.
de retour au pays avec un diplôme en lettres d'or en poche, elle travaille chez la haute (un job chez les capulet, préférablement), chez ce monde qu'elle a souvent observé de loin jusqu'à en observer les codes. elle se maquille, se travestit, mime et se déguise, se trouble jusqu'à se perdre. elle bosse dans la finance, baise les élites, parasite leurs bras, leurs draps, colonise leur aura comme une escort bonne à marier ... mais rentre chez les pauvres. chaque putain de soir, loin des lumières de la ville. et puis son salaire confortable n'est plus assez pour soutenir l'illusion. et pour continuer à rincer maman qu'elle hait, prisonnière d'une secte et de sa maladie. alors scar, elle a fauché quinze mille dollars dans l'une des planques mal cachées des crimson pistols (lien à prévoir pour les remontrances, je préfère dévoiler mon idée par mp - même si elle sera dans ma fiche), ces ploucs qui lui ont piqué son frère aîné (mort depuis longtemps) et son seul putain d'ami, si ce terme colle encore. elle les sous-estime, les prend pour des veaux à peine civilisés. ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'ils savent parfaitement qui. et pourquoi.
le fauve indomptable risque bien de devoir ranger les griffes s'il souhaite faire brûler de son vivant ce monde de merde et ceux qui le composent.
mais scar, elle a pas toujours été aussi sombre, ce n'est pas inné. il y a toujours une lumière, chez l'être humain, qu'on choisit d'étouffer, d'éteindre. elle, elle a fait le contraire, elle a laissé la lueur devenir incendie, brasier, et tout consumer jusqu'à sentir son sang tourner au brûlant de l'acide, et son myocarde devenir cendres dans sa poitrine. c'est plus facile d'être de ces automates à la souffrance muselée, forts et (in)dignes, plutôt que cette gosse perdue qui s'entête à manger des murs sans jamais comprendre.
mots-clefs : feu, mépris, sexe, sang, mort, noir, sauvage, morsure, poing, couteau, danse, piano, haine, féroce, vice, sale, fric, lune, flammes, vide, rouge, douleur, manque, masochisme, folie, satin, ombre, ténèbres, révolte, fauve, mensonge, dissimulation, égoïsme, solitude, mélancolie.
caractère: féroce, insatiable, sarcastique, piquante, blessante, excessive, impatiente, manipulatrice, déviante, indépendante, insaisissable, intelligente, ambitieuse pour de mauvaises raisons, lunatique, souvent glaciale, parfois brûlante, égoïste, dangereuse, fascinante, énigmatique, féline, effrontée, frondeuse, inconsciente, inconstante, mauvaise, contradictoire, insensible, frustrée, insatisfaite, jalouse, possessive, vengeresse, lascive, indisciplinée, sulfureuse, fuyante, instable, tête brûlée, caractérielle.

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